Fin imminente des énergies fossiles

Pic de Hubbert

Dans les années 1950, le géologue Marion King Hubbert avait prévu dans un de ses scénarios le pic de la production américaine de pétrole. Sa prédiction fut juste à une année près !  Lorsqu'on découvre une nappe de pétrole, il faut plusieurs années avant d'y creuser tous les puits nécessaires à son extraction.  Il y a donc une courbe ascendante qui représente cette mise en oeuvre.  Par la suite, lorsque l'on a pompé environ la moitié de la quantité enfouie, le puits va commencer à décliner et son pétrole va être de plus en plus difficile à extraire.  En plus, ce pétrole sera de moins en moins bonne qualité, au fur et à mesure de la décroissance de sa réserve.  La conséquence ?  Il faudra de plus en plus d'énergie injectée pour produire de moins en moins d'énergie en retour !

Quelle incidence pour nos sociétés ?  Nous consommons de plus en plus de ce précieux liquide.  Seulement à Péquin, il s'ajoute environ 1 500 voitures quotidiennement !  Or, nous ne pouvons extraire du sol tout le pétrole que l'on veut, car il est limité et non renouvelable.  Arrivera donc un moment où la demande excèdera l'offre et créera un choc pétrolier sans précédent et définitif.  Nous y sommes arrivés en 2008 avec cette crise financière.  Le prix du baril, qui était monté à 145$, fit chuter l'économie.  Au moment d'écrire la présente ligne (5 janvier 2015), le prix du baril est descendu à un niveau extrêmement bas :

Prix du baril au 5 janvier 2015
 Brendt
     (Londres)      53.11 $
 WTI          (New York)   50.04 $
 WCS         (Canada)      34.19 $

Cette chute du prix de l'or noir est due principalement à l'ampleur de la crise économique, de l'augmentation de la production de l'Arabie Saoudite (pour garder ses parts de marché) et de la production du pétrole et gaz de schiste aux États-Unis.  Pour ce qui est des hydrocarbures produits par les fracturations hydrauliques aux États-Unis comme partout ailleurs dans le monde, nous savons que cette production est extrêmement éphémère.  Elle constitue donc une gigantesque bulle qui s'ajoute aux autres (immobilières, de l'information numérique, etc., etc.), et que le jour où ce sera la fin de la production aux États-Unis, les sommes consentis aux pétrolières par l'entremise de la capitalisation boursière vont créer un véritable effondrement, car les effets de levier consentis aux boursicoteurs peuvent aller jusqu'à 50% de leurs mises !!! 

De plus, le monde, qui s'était un peu sécurisé par les mensonges éhontés des compagnies pétrolières (de collusion avec les gouvernements), va se retrouver avec des achats massifs de véhicules très énergivores qui ont été acquis au moment de ce mini boom pétrolier.  Beaucoup des ménages qui auront cédé au chant du cygne vont se retrouver dans la dèche.

Nous pouvons être certains d'avoir déjà franchi le pic pétrolier mondial.  Un fait semble corroborer ces études: la crise de 2008 correspond au moment où le pétrole a atteint un record, soit 145$ le baril, et c'est justement là que l'économie s'est écroulée.  Or, si le pétrole était sans limites, jamais il n'aurait pu atteindre ce sommet de 145$.  Autre consensus, toute la terre a été prospectée et du pétrole conventionnel et facile à extraire et à raffiner, il n'en reste plus depuis de très nombreuses années !

pic de Hubbert - pic pétrolier

 Projection faite par Benoît Thevard, ingénieur: hhttp://www.avenir-sans-petrole.org/article-l-europe-face-au-pic-petrolier-112676859.html

J'ai tracé des tirets noirs dans le haut et à droite sur le graphique.  Ces tirets représentent plus ou moins la demande attendue pour les prochaines années à cause de l'augmentation de la population, par exemple.  Remarquez aussi que ce graphique inclue tout type de pétroles, dont le pétrole de schiste (la toute petite bande rouge juste après les bandes bleues du haut). Ce pétrole et gaz de schiste aux États-Unis va entreprendre  une descente très rapide à partir de 2016. 
Comme on peut le voir, à partir d'aujourd'hui, il n'existe plus sur terre de réserves suffisantes d'hydrocarbures, non seulement pour assurer une croissance, mais aussi et simplement pour soutenir ce que nous avons déjà.  Nous n'avons aucun autre choix que de reculer ! 

Voici une vidéo de M. Benoît Thevard sur ce pic pétrolier:


Combien reste-t-il de pétrole disponible ? par... par graphojob

Source:   Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici, né en 1962, est un ingénieur français diplômé de l'École polytechnique et de École nationale supérieure des télécommunications de Paris. Il est chef d'entreprise, consultant, enseignant, conférencier, auteur de livres et chroniqueur indépendant. Il est connu pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation dans la thématique énergie-climat.

Combien de temps peut on tenir avec le pétrole ?



ERoEi  (Energy Return on Energy Invested)

 rendement énergie introduite - énergie récupérér

Source:  http://www.avenir-sans-petrole.org/article-l-europe-face-au-pic-petrolier-112676859.html

Le graphique ERoEl nous montre combien il faut introduire d'énergie au départ afin de retirer une certaine quantité d'énergie "libre" pour le fonctionnement d'une société avancée.  Nous pouvons constater qu'au début de l'ère du pétrole industriel, un baril de pétrole suffisait à produire 100 barils.  Le ERoEl était alors de 100:1 alors qu'avec le pétrole de schiste et les sables bitumineux, on ne recueille qu'entre 2 et 9 barils pour un injecté (2:1) alors que nous détruisons systématiquement les eaux souterraines et émettons une quantité astronomique de GES !

C'est encore pire pour l'éthanol et les schistes bitumineux qui ne sont bons qu'à réduire des terres fertiles en déserts biologiques qui ne ferait pousser quoi que ce soit s'il n'y avait pas d'engrais chimiques appelé à la rescousse.  Une fois le baril du départ enlevé des deux barils récoltés, il nous reste toujours le même baril restant qui va servir à produire deux barils d'éthanol duquel on va soustraire le baril de départ et se retrouver encore avec un baril à injecter ...  ...  ...
C'est absolument STUPIDE et SUICIDAIRE, car toute cette culture ne sert à rien d'autre qu'à faire fonctionner des machineries qui contribuent à l'effet de serre.  Tout ce temps de travail pourrait servir à produire des choses utiles alors qu'il ne produit que de la pollution.

 

Pétrole de schiste

Le graphique ci-dessous représente le profil de production typique d'un puits d'huile de schiste dans le Dakota du Nord :  source

courbe du déclin rapide d'un puits de pétrole de schiste

Comme on peut le voir ici, environ 80% des réserves d'un puits de pétrole de schiste sont extraits dans les deux premières années !

 

 

Source: Le Monde - Planète
Lien: http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/16/gaz-de-schiste-le-degrisement-polonais_4348940_3244.html

Gaz de schiste : le dégrisement polonais

LE MONDE | 16.01.2014 à 12h25 • Mis à jour le 18.01.2014 à 12h00 |
Par Gilles Paris


Fini l’euphorie dans laquelle baignait la Pologne voici à peine trois ans, lorsque certaines estimations – américaines – sur les ressources potentielles du pays en gaz de schiste avaient laissé entrevoir des perspectives flamboyantes.
Après les groupes nord-américains Marathon Oil, Talisman Energy et Exxon Mobil, c’est aujourd’hui au tour de l’italien ENI de s’apprêter à renoncer à explorer les gisements qui lui avaient été attribués. L’entreprise, qui détient trois concessions, dont une vient d’expirer et deux autres le seront prochainement, ne devrait pas demander aux autorités polonaises leur renouvellement.
...

Source: The New York Times
Lien: http://www.nytimes.com/interactive/us/natural-gas-drilling-down-documents-4.html?_r=1&#document/p1

L'article original est volumineux et en anglais, et il est extrêmement révélateur de l'immense mensonge qu'entretiennent les pétrolières et leurs serviteurs, les gouvernements !

 Traduction libre de l'anglais:
Fuite de courriels sur des rapports industriels (concernant le pétrole de schiste)
Au cours des six derniers mois, le New York Times a examiné des milliers de pages de documents liés au gaz de schiste, y compris des centaines de l'industrie ainsi que  des courriels, des documents internes de l'institution et des rapports d'analystes.  Une sélection de ces documents est incluse ici; noms et des informations d'identification ont été expurgée de protéger la confidentialité des sources, dont beaucoup ne sont pas autorisés par leurs employeurs à communiquer avec le Times.

Ce courriel d'août 2009 a été envoyé en réponse à un article paru dans une publication de l'industrie qui était questionnée sur l'économie du gaz de schiste. Le fonctionnaire de IHS Drilling Data, société de recherche spécialisée dans le domaine de l'énergie, dit qu'il est généralement admis parmi les producteurs de pétrole et de gaz indépendants que les forages de gaz de schiste sont une chaîne de Ponzi et qu'il sera difficile pour les entreprises de faire de l'argent dans les formations de schiste Marcellus et Haynesville, qui sont également connus comme étant des "paris".

Ponzi-gaz de schiste

Source:  Le Monde diplomatique
Par: par Nafeez Mosaddeq Ahmed  mars 2013
Lien:  http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823
 

Gaz de schiste, la grande escroquerie

Energie bon marché contre pollution prolongée : aux Etats-Unis, le dilemme relatif à l’exploitation des gaz et pétrole de schiste n’a tourmenté ni les industriels ni les pouvoirs publics. En moins d’une décennie, ces nouvelles ressources auraient aiguillé l’Amérique sur les rails de la croissance, dopé l’emploi, rétabli la compétitivité. Et si cette « révolution » n’était qu’une bulle spéculative sur le point d’éclater ?

...
L’économie espagnole, par exemple, naguère si florissante — quatrième puissance de la zone euro en 2008 —, se délabre depuis que la bulle immobilière à laquelle elle s’accrochait aveuglément a éclaté sans prévenir. La classe politique a tiré peu d’enseignements de la crise de 2008 ; la voilà sur le point de répéter les mêmes erreurs dans le secteur des énergies fossiles.

Une enquête du New York Times de juin 2011 révélait déjà quelques fissures dans la construction médiatico-industrielle du « boom » des gaz de schiste, en ébruitant les doutes nourris par divers observateurs — géologues, avocats, analystes des marchés — quant aux effets d’annonce des compagnies pétrolières, soupçonnées de « surestimer délibérément, et même illégalement, le rendement de leurs exploitations et le volume de leurs gisements (1) ». « L’extraction du gaz depuis les schistes du sous-sol, écrivait le quotidien, pourrait se révéler moins facile et plus coûteuse que ce que prétendent les compagnies, comme l’indiquent des centaines de courriers électroniques et de documents échangés par les industriels à ce sujet, ainsi que les analyses des données recueillies sur plusieurs milliers de forages. »

Début 2012, deux consultants américains tirent la sonnette d’alarme dans Petroleum Review, la principale revue de l’industrie pétrolière britannique. Tout en s’interrogeant sur « la fiabilité et la durabilité des gisements de gaz de schiste américains », ils relèvent que les prévisions des industriels coïncident avec les nouvelles règles de la Securities and Exchange Commission (SEC), l’organisme fédéral de contrôle des marchés financiers. Adoptées en 2009, celles-ci autorisent en effet les compagnies à chiffrer le volume de leurs réserves comme bon leur semble, sans vérification par une autorité indépendante (2).

Pour les industriels, la surestimation des gisements de gaz de schiste permet de faire passer au second plan les risques liés à leur exploitation. Or la fracturation hydraulique n’a pas seulement des effets délétères sur l’environnement : elle pose aussi un problème strictement économique, puisqu’elle génère une production à très faible durée de vie. Dans la revue Nature, un ancien conseiller scientifique du gouvernement britannique, David King, souligne que le rendement d’un puits de gaz de schiste décroche de 60 à 90 % au terme de sa première année d’exploitation (3).

Une chute aussi brutale rend évidemment illusoire tout objectif de rentabilité. Dès qu’un forage s’épuise, les opérateurs doivent à toute vitesse en creuser d’autres pour maintenir leur niveau de production et rembourser leurs dettes. Quand la conjoncture s’y prête, pareille course en avant peut faire illusion pendant quelques années. C’est ainsi que, combinée à une activité économique chétive, la production des puits de gaz de schiste — atone sur la durée, mais fulgurante à brève échéance — a provoqué une baisse spectaculaire des prix du gaz naturel aux Etats-Unis, passés de 7 à 8 dollars par million de BTU (British Thermal Unit) en 2008 à moins de 3 dollars en 2012.

Les spécialistes en placements financiers ne sont pas dupes. « L’économie de la fracturation est une économie destructrice, avertit le journaliste Wolf Richter dans Business Insider (4). L’extraction dévore le capital à une vitesse étonnante, laissant les exploitants sur une montagne de dettes lorsque la production s’écroule. Pour éviter que cette dégringolade n’entame leurs revenus, les compagnies doivent pomper encore et encore, en compensant les puits taris par d’autres qui le seront demain. Hélas, tôt ou tard, un tel schéma se heurte à un mur, celui de la réalité. »

Géologue ayant travaillé pour Amoco (avant sa fusion avec BP), M. Arthur Berman, se dit lui-même surpris par le rythme « incroyablement élevé » de l’épuisement des gisements. Evoquant le site d’Eagle Ford, au Texas — « la mère de tous les champs d’huile de schiste » —, il indique que « la baisse annuelle de la production dépasse les 42 % ». Pour s’assurer des résultats stables, les exploitants vont devoir forer « presque mille puits supplémentaires chaque année sur le même site. Soit une dépense de 10 à 12 milliards de dollars par an… Si on additionne tout cela, on en arrive au montant des sommes investies dans le sauvetage de l’industrie bancaire en 2008. Où est-ce qu’ils vont prendre tout cet argent ? (5) ».

La bulle gazière a déjà produit ses premiers effets sur quelques-unes des plus puissantes compagnies pétrolières de la planète. En juin dernier, le président-directeur général d’ExxonMobil, M. Rex Tillerson, criait famine en expliquant que la baisse des prix du gaz naturel aux Etats-Unis était certes une chance pour les consommateurs, mais une malédiction pour sa société, victime d’une diminution drastique de ses revenus. Alors que, devant ses actionnaires, ExxonMobil prétendait encore ne pas avoir perdu un seul centime à cause du gaz, M. Tillerson a tenu un discours presque larmoyant devant le Council on Foreign Relations (CFR), l’un des think tanks les plus influents du pays : « On est tous en train d’y laisser notre chemise. On ne gagne plus d’argent. Tout est dans le rouge (6). »

A peu près au même moment, la compagnie gazière britannique BG Group se voyait acculée à une « dépréciation de ses actifs dans le gaz naturel américain à hauteur de 1,3 milliard de dollars », synonyme de « baisse sensible de ses bénéfices intermédiaires » (7). Le 1er novembre 2012, après que la compagnie pétrolière Royal Dutch Shell eut enchaîné trois trimestres de résultats médiocres, avec une baisse cumulée de 24 % sur un an, le service d’information du Dow Jones rapporta cette funeste nouvelle en s’alarmant du « préjudice » causé par l’engouement pour les gaz de schiste à l’ensemble du secteur boursier.

De la panacée à la panique

Pourtant pionnière dans la course aux gaz de schiste, Chesapeake Energy n’échappe pas non plus à la bulle. Ecrasée sous le poids de ses dettes, l’entreprise américaine a dû mettre en vente une partie de ses actifs — des champs gaziers et des pipelines pour une valeur totale de 6,9 milliards de dollars — afin d’honorer les traites de ses créanciers. « La compagnie réduit un peu plus ses voiles, alors que son président-directeur général en avait fait l’un des leaders de la révolution des gaz de schiste », déplore le Washington Post (8).

Comment les héros de cette « révolution » ont-ils pu tomber aussi bas ? L’analyste John Dizard observait dans le Financial Times du 6 mai 2012 que les producteurs de gaz de schiste avaient dépensé des montants « deux, trois, quatre, voire cinq fois supérieurs à leurs fonds propres afin d’acquérir des terres, de forer des puits et de mener à bien leurs programmes ». Pour financer la ruée vers l’or, il a fallu emprunter des sommes astronomiques « à des conditions complexes et exigeantes », Wall Street ne dérogeant pas à ses règles de conduite habituelles. Selon Dizard, la bulle gazière devrait pourtant continuer de croître, en raison de la dépendance des Etats-Unis à cette ressource économiquement explosive. « Compte tenu du rendement éphémère des puits de gaz de schiste, les forages vont devoir se poursuivre. Les prix finiront par s’ajuster à un niveau élevé, et même très élevé, pour couvrir non seulement les dettes passées, mais aussi des coûts de production réalistes. »

Il n’est pas exclu néanmoins que plusieurs grosses compagnies pétrolières se retrouvent confrontées simultanément à une même débâcle financière. Si cette hypothèse se confirmait, dit M. Berman, « on assisterait à deux ou trois faillites ou opérations de rachat retentissantes, en vertu de quoi chacun reprendrait ses billes et les capitaux s’évaporeraient. Ce serait le pire des scénarios ».

En d’autres termes, l’argument selon lequel les gaz de schiste prémuniraient les Etats-Unis ou l’humanité tout entière contre le « pic pétrolier » — niveau à partir duquel la combinaison des contraintes géologiques et économiques rendra l’extraction du brut insupportablement difficile et onéreuse — relèverait du conte de fées. Plusieurs rapports scientifiques indépendants parus récemment confirment que la « révolution » gazière n’apportera pas de sursis dans ce domaine.

Dans une étude publiée par la revue Energy Policy, l’équipe de King parvient à la conclusion que l’industrie pétrolière a surévalué d’un tiers les réserves mondiales d’énergies fossiles. Les gisements encore disponibles n’excéderaient pas huit cent cinquante milliards de barils, alors que les estimations officielles parlent de quelque mille trois cents milliards. Selon les auteurs, « si d’immenses quantités de ressources fossiles restent certainement nichées dans les profondeurs de la Terre, le volume de pétrole exploitable aux tarifs que l’économie mondiale a l’habitude de supporter est limité et voué à décliner à court terme (9) ».

En dépit des trésors de gaz arrachés aux sous-sols par fracturation hydraulique, la diminution des réserves existantes se poursuit à un rythme annuel estimé entre 4,5 et 6,7 % par an. King et ses collègues récusent donc catégoriquement l’idée selon laquelle l’exploitation des gaz de schiste pourrait résoudre la crise énergétique. De son côté, l’analyste financier Gail Tverberg rappelle que la production mondiale d’énergies fossiles conventionnelles a cessé de progresser en 2005. Cette stagnation, dans laquelle il voit l’une des causes majeures de la crise de 2008 et 2009, annoncerait un déclin susceptible d’aggraver encore la récession actuelle — avec ou sans gaz de schiste (10). Ce n’est pas tout : dans une recherche publiée dans la foulée du rapport de l’AIE, la New Economics Foundation (NEW) prévoit l’émergence du pic pétrolier pour 2014 ou 2015, lorsque les coûts d’extraction et d’approvisionnement « dépasseront le coût que les économies mondiales peuvent assumer sans porter un dommage irréparable à leurs activités (11) ».

(1) « Insiders sound an alarm amid a natural gas rush », The New York Times, 25 juin 2011.

(2) Ruud Weijermars et Crispian McCredie, « Inflating US shale gas reserves »,Petroleum Review, Londres, janvier 2012.

(3) James Murray et David King, « Climate policy : Oil’s tipping point has passed »,Nature, no 481, Londres, 26 janvier 2012.

(4) Wolf Richter, « Dirt cheap natural gas is tearing up the very industry that’s producing it », Business Insider, Portland, 5 juin 2012.

(6) « Exxon : “Losing our shirts” on natural gas », The Wall Street Journal, New York, 27 juin 2012.

(7) « US shale gas glut cuts BG Group profits », Financial Times, Londres, 26 juillet 2012.

(8) « Debt-plagued chesapeake energy to sell $6,9 billion worth of its holdings », The Washington Post, 13 septembre 2012.

(9) Nick A. Owen, Oliver R. Inderwildi et David A. King, « The status of conventional world oil reserves — Hype or cause for concern ? », Energy Policy, vol. 38, no 8, Guildford, août 2010.

(10) Gail E. Tverberg, « Oil supply limits and the continuing financial crisis », Energy,vol. 37, no 1, Stamford, janvier 2012.

(11) « The economics of oil dependence : A glass ceiling to recovery », New Economics Foundation, Londres, 2012.

5 reportages extrêmement bien faits !

Cruel sera le réveil - Le crash pétrolier

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Cruel sera le réveil 1/5

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Pétrole - Cruel sera le reveil 3_5

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Pétrole - Cruel sera le reveil 4_5

 

 

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Cruel sera le réveil - le crash pétrolier 5 sur 5

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Mise à jour:
22 janvier 2015