Les causes des récessions

  Une façon de consulter: 
Ce chapitre vous présente mon analyse sur les causes des récessions en vous épargnant, autant que possible,  les statistiques et les articles venant de l'extérieur (journaux, sites) que vous pourrez consulter à volonté dans les sous-chapitres.

Vous trouverez les statistiques et les articles extérieurs en cliquant sur le lien après l'étiquette   Les preuves :  , au bas de chaque sous-chapitre.
Vous n'êtes pas obligé de tout lire dans les  Les preuves :  surtout si vous êtes déjà au courant de ce qui se passe dans le monde, car les textes des chapitres devraient être suffisants pour comprendre la mécanique menant aux récessions.

 

- La crise de 2008 engendrée par l'augmentation du prix des matières premières

Dans les années précédant la crise financière de 2008, une énorme quantité de prêts hypothécaires ont été accordés à des personnes qui n'avaient pas ou peu de chances d'honorer leurs dettes.  C'est du moins ce que l'on croit généralement en constatant le nombre effarant de remises de clé aux créanciers, en quelques années seulement.  Une conclusion rapide semble s'imposer:  les prêteurs ont ignoré la capacité de payer des gens à qui ils prêtaient.  Ces prêts que l'on dit aujourd'hui douteux avaient été  titrisés  en un funeste produit financier nommé  PCAA  qui a été proposé aux investisseurs boursiers du monde entier sans que ceux-ci sachent exactement de quoi il se composait. Voilà pourquoi nous pointons généralement ces produits vicieux pour la débâcle financière mondiale de 2008.

En fait, les gens qui ont bénéficié des largesses des banques satisfaisaient probablement les critères de solvabilité au moment de leur emprunt hypothécaire.  Le problème, c'est que nous voyons les conditions économiques comme un long fleuve tranquille avec de petites ondulations de temps à autre alors que les faits historiques nous montrent exactement le contraire.  Une période de boum économique  survenait  généralement après un creux ou une crise.  Ce qui permettait ce retour à la prospérité était généralement des investissements majeurs des états ou de nouveaux joujoux technologiques qui enflammaient les boursicoteurs et les mieux nantis.

La tendance psychologique de la majorité des humains fait que, lorsque tout va bien, on a peine à imaginer que demain pourrait nous apporter un renversement de situation économique tel que les conditions de vie en seraient considérablement perturbées.  Par optimisme délirant ou par amnésie, lorsque tout va bien, nous baissons généralement nos gardes et nous rendons les contrôles et les contraintes moins exigeantes au niveau des emprunts.  De cette façon, les banques font un maximum de prêts pour s'assurer d'un maximum de profits et tout le monde est content, surtout les dirigeants des banques qui touchent des bonus pharaoniques ainsi que leurs actionnaires qui voient leur pécule et leur torse se gonfler à bloc. 

La culture industrielle, financière et économique a beaucoup changé depuis les années 60. Lorsque j'étais tout jeune homme, les dirigeants des compagnies considéraient comme immoral de congédier des employés dans leurs moments financièrement difficiles.  À moins de faire face à la possibilité d'une faillite, les dirigeants préféraient garder au travail ceux qui étaient à la base de leur réussite: les travailleurs.  Le type d'actionnaires était aussi fort différent à cette époque.  Ceux-ci investissaient (ce qui n'est généralement plus le cas aujourd'hui) en fonction de la pérennité des entreprises et de leur profitabilité à long terme.  Il y avait une fierté à posséder des actions d'une compagnie; c'était un peu leur compagnie.  Aujourd'hui, même les plus grandes institutions se transforment en boursicoteurs et préfèrent les profits empochés au millième de seconde que de supporter des entreprises utiles à la société et à leurs travailleurs.

Il semble aussi que l'on place volontairement des gens cupides aux commandes de nombreuses compagnies parce que les gens cupides vont s'assurer de générer le maximum de profits dans un minimum de temps afin de toucher le maximum de bonus immoraux pour eux et pour leurs actionnaires privilégiés, quitte à ce que leurs décisions, qui ne touche que le court terme, fassent par la suite piquer du nez  l'entreprise.  Ces maitres de l'escroquerie n'auront qu'à se trouver un autre poste de haut prestige juste avant la débâcle qu'ils auront créé (ils savent très bien quand ça va tourner mal, car ils ont accès aux livres); un autre poste qui sera vu comme une promotion majeure.  Après tout, pourquoi ne pas donner à ces individus des postes de prestige étant donné les très bonnes performances que l'on a pu voir sous leur règne, juste avant qu'ils ne quittent l'entreprise ?

Il en a été de même pour les politiques des banques.  Omettant volontairement ou non de voir que le présent n'est pas toujours garant de l'avenir, ils ont prêté jusqu'à la marge en se foutant des conséquences à long terme.  Pourtant, s'il y a  des acteurs financiers qui devraient connaitre le terme bulle financière, ce devrait bien être eux.  En prêtant sans vergogne, le prix des maisons a continué à croitre puisqu'il y avait toujours des acheteurs et des prêteurs hypothécaires.  Ce qui a aussi contribué à la hausse des prix, c'est la croyance que tout allait pour le mieux puisque le prix des maisons augmentait encore et encore.  Le meilleur des investissements disait-on !  N'est-ce pas ce exactement que l'on peut encore voir de nos jours ?

Un petit oubli cependant:  lors des périodes de forte activité économique, nous consommons une quantité équivalente en énergie et en ressources de toutes sortes; dont les matières premières et énergétiques.  Et comme les ressources naturelles ne sont pas illimitées sur notre planète, nous finissons toujours par atteindre un pic de production qui viendra inévitablement plomber l'activité manufacturière et économique.  Ce pic de production ne peut pas toujours être résorbé par l'augmentation de l'activité manufacturière, minière ou autre étant donné que les industries subissent elles aussi l'inflation, ce qui finit par plomber leur résultat financier.  De plus, les ressources financières n'étant pas illimitées, ce manque de capitaux finit par imposer un frein à leurs possibilités d'expansion.  Afin de rester concurrentiel, et si  l'inflation n'est pas trop importante et pas trop rapide pour l'industrie manufacturière,  les ajustements se feront, pour un certain temps, par la diminution des profits ou par une augmentation de prix aux consommateurs.  Mais si la demande de matières premières continue à progresser alors que nous courrons littéralement vers la fin des ressources, il y aura nécessairement une augmentation des prix et, après un certain temps, les industriels et leurs investisseurs étudieront la possibilité d'augmenter la production des biens convoités, qu'ils soient des matières premières ou des biens manufacturés.   
 Les preuves :    crise-2008-produite-par-augmentation-prix-petrole.html

 


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Mise à jour:
19 octobre 2014